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Le thrips du laurier-tin, Heliothrips haemorrhoidalis, est un petit insecte piqueur-suceur qui vit principalement sous les feuilles. Ses attaques provoquent des plages grises ou argentées, accompagnées de nombreux petits points noirs correspondant à ses déjections. Les feuilles fortement infestées finissent par brunir, sécher puis tomber.
Fréquent sur le laurier-tin, ce thrips peut également s’attaquer aux rhododendrons, azalées, fuchsias, palmiers et plantes tropicales cultivées en intérieur, en véranda ou sous serre. Contrairement à d’autres espèces de thrips, la plus grande partie de son cycle se déroule directement sur le feuillage.
La lutte biologique doit donc cibler les différents stades présents sur les feuilles. Elle repose principalement sur des pulvérisations de nématodes Steinernema feltiae, complétées par des larves de chrysopes lorsque l’infestation est déjà bien installée.
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Heliothrips haemorrhoidalis est un thrips d’origine tropicale appartenant à la famille des Thripidae. Il est principalement connu en France sous le nom de thrips du laurier-tin, mais son nom officiel est thrips des serres. L’espèce, autrefois décrite sous le nom d’Heliothrips adonidium, est aujourd’hui présente dans de nombreuses régions du monde, aussi bien sur des arbustes cultivés en extérieur que sur des plantes conservées sous serre, en véranda ou en intérieur.
Le thrips du laurier-tin se reconnaît principalement à ses adultes sombres, à ses larves très claires et aux dégâts gris argenté accompagnés de nombreuses déjections noires sous les feuilles.
| Observation | Caractéristique | Identification rapide |
|---|---|---|
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Un adulte sombre de 1,2 à 1,5 mm |
L’adulte possède un thorax brun foncé à noir et un abdomen relativement large et renflé. Les limites plus claires entre les segments lui donnent un aspect légèrement rayé. Ses ailes sont étroites et claires. |
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Un abdomen clair chez le jeune adulte |
Juste après son émergence, l’adulte présente un abdomen jaune à orangé contrastant avec son thorax sombre. L’abdomen brunit progressivement jusqu’à devenir presque noir chez l’adulte mature. |
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Des larves blanchâtres aux yeux rouges |
Les larves sont blanchâtres à jaune pâle, sans ailes, avec des yeux rouges visibles à la loupe. Elles sont beaucoup plus claires que les adultes avec lesquels elles cohabitent sous les feuilles. |
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Des feuilles argentées sur le laurier-tin |
Le laurier-tin, Viburnum tinus, est l’une de ses plantes favorites. Le revers des feuilles prend un aspect gris ou argenté et se couvre de petits points noirs brillants correspondant aux déjections. |
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Des colonies visibles lors des fortes infestations |
Lorsque la population devient importante, des larves claires, de jeunes adultes bicolores et des adultes sombres peuvent être observés simultanément sous une même feuille, souvent le long des nervures. |
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Tout le cycle d’Heliothrips haemorrhoidalis se déroule sur la plante. Les larves, les stades de transformation et les adultes peuvent ainsi être observés simultanément au revers d’une même feuille lors des fortes infestations.
| Stade | Aspect et principales caractéristiques | Où l’observer ? |
|---|---|---|
Œuf |
Translucide et réniforme, il reste pratiquement invisible à l’œil nu. |
Inséré sous l’épiderme des feuilles ou, plus rarement, des fruits. |
Larve de premier stade |
Très petite, blanchâtre à jaune très pâle, sans ailes et munie d’yeux rouges. |
Au revers des feuilles, où elle commence immédiatement à se nourrir. |
Larve de deuxième stade |
Plus grande et plus robuste, blanchâtre ou jaunâtre, avec des yeux rouges visibles à la loupe. |
Sous les feuilles adultes, souvent le long des nervures et à proximité des zones argentées. |
Prépupe |
Stade clair, peu mobile et ne s’alimentant plus. Les premières ébauches alaires apparaissent. |
Généralement sous les feuilles, dans une zone abritée. |
Pupe |
Claire à jaunâtre, immobile, avec des ébauches d'ailes plus développées. |
Principalement sur la plante, au revers des feuilles ou le long des nervures. |
Jeune adulte |
Le thorax est déjà sombre, tandis que l’abdomen reste jaune à orangé juste après l’émergence. |
Sous les feuilles, à proximité des pupes et des adultes matures. |
Adulte mature |
Environ 1,2 à 1,5 mm. Le corps devient brun foncé à presque noir. L’abdomen large et légèrement rayé porte deux paires d’ailes étroites et claires. |
Sur les feuilles adultes, principalement dans les parties denses, ombragées et protégées du vent ou de la pluie. |
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Cette nymphose réalisée sur la plante distingue le thrips du laurier-tin de plusieurs thrips floricoles dont les prépupes et les pupes gagnent habituellement le substrat.
Pour rechercher ce ravageur, examinez en priorité le revers des feuilles déjà développées, les nervures et les parties les plus denses de la plante. Les adultes sont relativement peu vifs : lorsqu’ils sont dérangés, ils cherchent généralement à se dissimuler plutôt qu’à s’envoler immédiatement.
Heliothrips haemorrhoidalis serait originaire du bassin amazonien. L’espèce est aujourd’hui présente dans de nombreuses régions tropicales et subtropicales ainsi que dans les serres des régions tempérées.
En France, elle peut être rencontrée :
L’appellation « thrips des serres » ne signifie donc pas que l’espèce est exclusivement présente sous abri. Des infestations importantes peuvent se développer sur des lauriers-tins, des myrtes ou d’autres arbustes cultivés en extérieur.
Le cycle comporte six grandes étapes :
Les larves et les adultes se nourrissent du contenu des cellules végétales. La prépupe et la pupe sont en revanche des stades de transformation qui ne s’alimentent plus.
La température influence fortement la vitesse de développement d’Heliothrips haemorrhoidalis. En moyenne, l’œuf met environ 19 à 40 jours à éclore, les deux stades larvaires durent ensemble 10 à 21 jours, puis la prépupe et la pupe nécessitent encore 4 à 9 jours.
Le passage complet de l’œuf à l’adulte demande approximativement :
Ces durées varient selon la plante hôte et les conditions de culture. Le cycle du thrips du laurier-tin reste néanmoins sensiblement plus lent que celui de Frankliniella occidentalis.
La température accélère le développement mais raccourcit la vie des adultes :
D’autres observations mentionnent des adultes pouvant exceptionnellement vivre jusqu’à quatre mois.
Une température fraîche ralentit donc la multiplication du ravageur, mais ne provoque pas nécessairement sa disparition.
Le thrips du laurier-tin se reproduit principalement par parthénogenèse thélytoque. Une femelle peut produire une descendance composée de nouvelles femelles sans avoir été fécondée.
Une seule femelle introduite avec une plante infestée peut donc suffire à créer un nouveau foyer.
Selon les conditions, une femelle peut pondre approximativement 60 à 100 œufs au cours de sa vie.
La femelle introduit ses œufs directement sous l’épiderme. Ceux-ci restent ainsi protégés des auxiliaires et des traitements de contact jusqu’à l’éclosion.
En extérieur, l’activité et la reproduction diminuent fortement avec le refroidissement. Le développement complet devient très difficile lorsque les températures restent durablement inférieures à environ 10 à 13 °C.
Dans une étude réalisée près de Florence, l’espèce accomplissait quatre générations annuelles. La dernière génération passait principalement l’hiver sous forme d’œufs. Des adultes pouvaient également survivre lors des hivers doux, tandis que seuls les œufs résistaient pendant les hivers plus froids.
Les adultes et certains stades immobiles peuvent aussi chercher refuge :
Sous serre chauffée, en véranda ou dans une habitation, les générations peuvent se chevaucher toute l’année.
Le thrips du laurier-tin apprécie particulièrement les végétations :
Les foyers commencent souvent au cœur de l’arbuste, sur les feuilles peu exposées à la pluie et au vent. Une taille légère destinée à aérer le feuillage peut rendre le milieu moins favorable et faciliter l’application des traitements biologiques.
Heliothrips haemorrhoidalis est une espèce très polyphage. Elle montre néanmoins une préférence pour les feuilles adultes, fermes, lisses et persistantes.
Le laurier-tin, une plante particulièrement concernée
Les infestations commencent généralement sous les feuilles situées à l’intérieur de l’arbuste. Elles peuvent ensuite gagner progressivement l’ensemble de la plante.
Le thrips du laurier-tin peut également se développer sur :
Cette liste n’est pas exhaustive. La texture des feuilles semble jouer un rôle important dans le choix de la plante hôte.
Dans les régions tempérées, Heliothrips haemorrhoidalis peut se maintenir dans les serres, les jardins d’hiver, les vérandas et les décors végétalisés intérieurs.
Il peut être observé sur différentes plantes tropicales possédant des feuilles :
Les ficus, certains palmiers et diverses plantes tropicales de collection peuvent être concernés. La présence d’un petit thrips noir accompagné de larves blanches et de nombreuses déjections sous les feuilles doit conduire à examiner soigneusement les plantes voisines.
À l’échelle mondiale, cette espèce peut également attaquer :
Sur fraisier, elle colonise les feuilles et les sépales. Sur avocat, agrumes et kiwi, elle peut laisser des cicatrices superficielles qui entraînent le déclassement commercial des fruits.
Une étude portant sur différentes plantes de collections botaniques a montré que :
Les feuilles adultes, lisses et coriaces semblent donc particulièrement favorables au thrips du laurier-tin. Les trichomes glandulaires peuvent au contraire former une barrière physique ou libérer des substances qui gênent son installation.
Les larves et les adultes perforent les cellules superficielles des feuilles puis en aspirent le contenu. Les cellules vidées s’effondrent ou se remplissent d’air, ce qui donne au feuillage son aspect gris, plombé ou argenté.
Les principaux symptômes sont :
La ponte participe également aux lésions, puisque les femelles insèrent directement leurs œufs dans les tissus végétaux.
L’association de plages grises ou argentées et de nombreuses déjections noires sous les feuilles est très caractéristique d’une attaque de thrips.
Pour confirmer la présence du ravageur, observez le revers des feuilles avec une loupe. Vous pourrez généralement distinguer :
Lorsque les piqûres sont nombreuses, une grande partie des cellules superficielles est détruite. La feuille perd progressivement sa capacité à fonctionner normalement.
Elle devient alors :
Une forte défoliation n’entraîne pas nécessairement la mort d’un arbuste bien installé, mais elle peut l’affaiblir et compromettre sérieusement son intérêt ornemental.
Sur les cultures fruitières, les piqûres provoquent des plages superficielles argentées puis des cicatrices brunes ou liégeuses.
Les dégâts sont souvent plus marqués :
Ces cicatrices entraînent surtout une perte de qualité commerciale. Elles ne provoquent pas systématiquement une baisse de la quantité de fruits produite.
Le thrips du laurier-tin peut notamment être confondu avec :
Ces espèces possèdent également des adultes sombres et vivent principalement sur le feuillage. Une identification certaine peut nécessiter l’observation de caractères microscopiques.
Cette confusion n’empêche cependant pas de commencer à agir. Une stratégie associant traitement foliaire aux nématodes et larves de chrysopes reste adaptée aux principaux thrips exotiques à nymphose aérienne.
👉 Pour comparer les différentes espèces, consultez notre catégorie générale consacrée aux traitements contre les thrips ainsi que notre fiche sur le thrips de l’impatiens, Echinothrips americanus.
Les tétranyques peuvent eux aussi décolorer les feuilles. Ils provoquent toutefois davantage de petites ponctuations claires réparties sur le limbe. Lors d’une forte infestation, de fines toiles apparaissent entre les feuilles et les tiges.
Les thrips sont des insectes allongés et ne produisent aucune toile. Les nombreuses déjections noires présentes au milieu des plages argentées orientent plutôt vers une attaque de thrips.
👉Pour plus d'informations, consultez notre page dédiée sur les araignées rouges
La fumagine forme un dépôt noir diffus à la surface des feuilles. Elle se développe sur le miellat rejeté par les pucerons, les cochenilles ou les aleurodes.
Les déjections d’Heliothrips haemorrhoidalis prennent au contraire la forme de minuscules gouttelettes noires et brillantes, concentrées autour des zones gris argenté.
La lutte contre Heliothrips haemorrhoidalis doit être concentrée sur le feuillage, où se trouvent les larves, les prépupes, les pupes et les adultes. Le choix de la solution dépend ensuite de l’importance de l’infestation, de la taille de la plante et de son emplacement en intérieur ou en extérieur.
| Votre besoin | Solution conseillée | Utilisation |
|---|---|---|
Détecter la présence de thrips ou suivre la population |
Capturer les adultes qui se déplacent et surveiller l’évolution de l’infestation avant ou après le traitement. Attention, l'attractif thrips que nous commercialisons ne fonctionne pas sur cette espèce. |
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Traiter les thrips présents sur les feuilles |
Pulvériser les deux faces du feuillage, en insistant sous les feuilles et le long des nervures |
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Renforcer le traitement lorsque les formes mobiles sont nombreuses |
Répartir les larves directement sur les foyers après le séchage complet du feuillage |
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Mettre en place une lutte biologique complète |
Pack anti-thrips noirs et exotiques |
Associer une pulvérisation de nématodes SF et un lâcher de chrysopes dans un même programme |
Sauver une plante fortement menacée |
Faire rapidement baisser la population avant d’introduire les auxiliaires |
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Pour mettre en place une lutte complète, commencez par retirer les feuilles les plus infestées, puis pulvérisez les nématodes Steinernema feltiae sur le feuillage. Les larves de chrysopes sont introduites une fois la plante complètement sèche afin de renforcer l’action sur les formes mobiles. Ces deux solutions sont réunies dans notre pack anti-thrips noirs et exotiques.
La suppression des feuilles très atteintes permet de retirer simultanément :
Placez immédiatement les feuilles coupées dans un sac fermé. Ne les laissez pas au pied de l’arbuste et ne les déposez pas dans un compost situé à proximité des plantes sensibles.
Une taille légère peut aussi ouvrir la végétation, améliorer l’aération et faciliter la pulvérisation du revers des feuilles.
Il faut néanmoins éviter une défoliation excessive lorsque la plante est déjà très affaiblie. Dans ce cas, retirez en priorité les feuilles portant les plus fortes concentrations de thrips.
Les nématodes Steinernema feltiae sont appliqués en pulvérisation foliaire. Ils se déplacent dans la fine pellicule d’eau présente sur la feuille et pénètrent dans les stades sensibles du ravageur.
Pour obtenir une bonne efficacité :
Les œufs insérés dans les tissus ne sont pas atteints par la première pulvérisation. Une seule intervention ne suffit donc pas à interrompre complètement le cycle.
Les larves de chrysopes sont des prédateurs généralistes capables d’attaquer différents petits arthropodes présents sur le feuillage. Elles constituent un renfort particulièrement intéressant lorsque plusieurs stades mobiles sont déjà visibles.
Elles doivent être réparties :
Les chrysopes ne doivent pas être déposées sur une plante encore mouillée par la pulvérisation de nématodes. Attendez que le feuillage soit complètement sec, plusieurs heures après l’application ou le lendemain. Les larves peuvent être conservées au réfrigérateur pendant ce court délai.
Un deuxième apport peut être nécessaire lorsque :
Un traitement du sol avec les nématodes SF peut être envisagé comme mesure complémentaire sous les lauriers-tins et les autres plantes sensibles cultivées en extérieur.
Même si la majorité du cycle se déroule sur le feuillage, certains individus peuvent chercher refuge pendant l’hiver :
Cette intervention reste complémentaire. Elle ne remplace pas la pulvérisation du feuillage lorsque des thrips sont présents sur la plante. Les œufs hivernant dans les feuilles ne sont pas éliminés par un traitement du sol.
Avant l’application, il est également utile de ramasser les feuilles mortes et de retirer les débris accumulés au pied de l’arbuste.
Les pièges englués peuvent signaler la présence d’adultes et contribuer au suivi d’une population. Ils ne suffisent cependant pas à contrôler l’infestation.
Heliothrips haemorrhoidalis se déplace relativement peu par le vol et reste volontiers sous les feuilles. L’observation directe du feuillage est donc plus fiable que le comptage des captures.
Les premiers individus peuvent disparaître rapidement après le traitement, mais l’amélioration complète demande plusieurs semaines.
Ce délai s’explique par la présence simultanée :
Les anciennes lésions ne disparaissent pas. Une feuille devenue argentée ou brune ne reverdira pas après l’élimination des thrips.
L’efficacité doit être évaluée sur :
Oui. Malgré son nom, Heliothrips haemorrhoidalis est un thrips très polyphage. Il peut attaquer le laurier-tin et d’autres arbustes persistants, mais également différentes plantes ornementales cultivées sous serre, en véranda ou dans une habitation. Parmi les plantes d’intérieur ou de véranda figurent notamment : L’espèce apprécie particulièrement les feuilles adultes, lisses et relativement coriaces. Elle s’installe généralement au revers du feuillage, dans les parties ombragées et peu ventilées. Les Monsteras et les Philodendrons peuvent également être attaqués par des thrips. Toutefois, la présence de dégâts argentés sur ces plantes ne suffit pas à conclure qu’il s’agit d’Heliothrips haemorrhoidalis : d’autres espèces, notamment Echinothrips americanus ou Frankliniella occidentalis, peuvent être responsables. Pas nécessairement. Plusieurs thrips noirs provoquent des dégâts similaires, notamment Echinothrips americanus, Hercinothrips femoralis et Parthenothrips dracaenae. Les plages argentées, les larves claires et les déjections noires ne suffisent donc pas à identifier l’espèce. Sur un laurier-tin ou un autre arbuste persistant cultivé en extérieur, Heliothrips haemorrhoidalis est toutefois très probable. La présence de jeunes adultes au thorax noir et à l’abdomen orangé, aux côtés d’adultes presque noirs, renforce également le diagnostic. L’identification exacte n’est pas indispensable pour commencer à agir : les principaux thrips noirs du feuillage peuvent être traités avec des nématodes Steinernema feltiae et des larves de chrysopes. Pour aller plus loin, consultez notre guide consacré aux thrips pour comparer les principales espèces et choisir le traitement le plus adapté. Non. Il s’agit généralement des déjections laissées par les larves et les adultes. Les œufs sont insérés sous l’épiderme et sont presque invisibles sans matériel d’observation spécialisé. Les larves sont blanchâtres ou jaune pâle, alors que les adultes deviennent brun foncé à noirs. Un jeune adulte peut également conserver temporairement un abdomen jaune ou orangé avant de s’assombrir. Le feuillage constitue la cible prioritaire. Une application au sol peut être ajoutée en extérieur pour atteindre d’éventuels individus hivernant au pied de la plante, mais elle ne remplace pas la pulvérisation foliaire. Non. Les essais disponibles montrent une consommation pratiquement nulle des larves d’Heliothrips haemorrhoidalis. Cucumeris ne permet pas de contrôler cette espèce. Dans la majorité des cas, non. Un arbuste peut être récupéré en supprimant les parties les plus atteintes, en aérant son feuillage et en maintenant un programme de traitement suffisamment longtemps pour couvrir les éclosions successives de thrips.FAQ : Questions fréquentes sur Heliothrips haemorrhoidalis
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