Echinothrips americanus est un petit thrips brun très foncé à noir qui attaque principalement le feuillage. Sur les plantes d’intérieur, il peut provoquer des plages gris argenté, des petites tâches claires, des déformations et de nombreux petits points noirs. Contrairement à plusieurs thrips les plus courants, ses prépupes et ses pupes restent sur la plante : la lutte doit donc viser en priorité le feuillage, et non reposer uniquement sur un traitement du terreau.
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Comment reconnaître Echinothrips americanus ?
L’adulte se reconnaît surtout à sa couleur sombre et à ses ailes brunes marquées d’une petite zone claire près de leur base. L’identification à l’œil nu reste toutefois délicate : il faut associer l’apparence de l’insecte, les dégâts, la plante touchée et l’emplacement des différents stades.
| Critère | Ce que vous pouvez observer |
|---|---|
Taille |
Environ 1 à 1,6 mm à l’âge adulte ; la femelle est généralement plus grande que le mâle. |
Adulte |
Corps brun très foncé à noir, allongé, avec des ailes étroites et frangées (aspect plumeux). |
Signe distinctif |
Petite bande ou tache claire à la base des ailes sombres, visible surtout avec une loupe. |
Larves |
Blanches à jaune pâle, sans ailes, avec des yeux rouges ; elles contrastent avec les adultes noirs. |
Localisation |
Principalement sur les feuilles, souvent le long des nervures et sur la face inférieure. Il est moins attirés par les fleurs que certains autres thrips. |
Comportement |
Adultes assez rapides lorsqu’ils sont dérangés. |
Indices sur la plante |
Zone du feuillage avec un aspect argenté ou grisâtre, ponctuations, tissus desséchés et petits points noirs correspondant aux déjections. |
Comment confirmer sa présence et ne pas le confondre ?
Pour orienter le diagnostic, examinez les deux faces des feuilles avec une loupe, particulièrement le long des nervures. Chez l’adulte d’Echinothrips americanus, les ailes brunes présentent une petite tache blanche près de leur base. Lorsqu’elles sont repliées sur le dos, cette zone claire apparaît dans la partie supérieure du corps.
La présence simultanée de plusieurs caractéristiques rend le diagnostic plus probable :
- des adultes brun foncé à noir ;
- une petite tache blanche près de la base des ailes ;
- des larves blanches à jaune pâle, avec des yeux rouges ;
- des plages argentées accompagnées de petits points noirs ;
- des larves, prépupes et pupes présentes directement sur les feuilles.
Vous pouvez également secouer doucement une feuille au-dessus d’une surface blanche. Inspectez les feuilles basses, les jeunes tissus et les plantes voisines. Les pièges englués permettent de surveiller les adultes, mais l’absence de capture n’exclut pas une infestation : cette espèce vole peu et reste fréquemment sur la plante.
Ne pas confondre avec d’autres thrips sombres
La couleur du corps et la tache claire des ailes constituent de bons indices, mais elles ne suffisent pas à confirmer l’espèce. D’autres thrips exotiques brun foncé peuvent présenter une apparence proche ou des ailes comportant des zones contrastées :
- Heliothrips haemorrhoidalis, ou thrips des serres ;
- Hercinothrips femoralis, une espèce originaire d’Afrique ;
- Parthenothrips dracaenae, ou thrips des Dracaena.
Tout savoir sur Echinothrips americanus ?
Echinothrips americanus est une espèce de thrips originaire de l’est de l’Amérique du Nord. Il appartient à la famille des Thripidae et porte aussi les noms de thrips de l’impatiens ou thrips du poinsettia. Polyphage, il peut se nourrir sur de nombreuses plantes, mais il est surtout devenu problématique dans les serres, les collections végétales et les plantes d’intérieur.
Un thrips discret devenu voyageur
Décrit en 1913 aux États-Unis, Echinothrips americanus a d’abord été signalé dans l’est de l’Amérique du Nord. Les échanges internationaux de végétaux ont ensuite favorisé sa dispersion. Il a été détecté au Royaume-Uni à la fin des années 1980, puis dans de nombreux pays européens à partir des années 1990. Il est également présent dans plusieurs régions d’Asie. À l’extérieur, son installation dépend du climat ; sous serre ou dans les habitations, les températures protégées facilitent sa survie et sa reproduction.
Quel est le cycle biologique du thrips noir ?
Le cycle d’Echinothrips americanus comprend six étapes : l’œuf, deux stades larvaires, la prépupe, la pupe puis l’adulte. Dans des conditions proches de 25 °C, le passage de l’œuf à l’adulte demande généralement plusieurs semaines.
Sa principale particularité est que tous ses stades se développent sur la plante. Les œufs sont insérés dans les tissus foliaires, tandis que les larves, les prépupes, les pupes et les adultes restent principalement sur le feuillage.
Quelle est la durée des différents stades ?
Les durées suivantes ont été mesurées sur luzerne, à environ 25 °C le jour et 22 °C la nuit. Elles constituent des repères : la température, la plante hôte et le mode de reproduction peuvent modifier la vitesse de développement.
| Stade | Aspect et emplacement | Durée moyenne observée |
|---|---|---|
Œuf |
Très petit, pâle et inséré dans le tissu de la feuille. |
13 à 14 jours |
Larve I |
Claire, très petite et mobile sur la feuille. |
Environ 2 à 3 jours |
Larve II |
Plus grande, blanche à jaune pâle, toujours sur le feuillage. |
5 jours |
Prépupe |
Blanche, peu mobile et présente sur la plante |
1 à 2 jours |
Pupe |
Blanche, presque immobile et souvent regroupée au revers des feuilles âgées |
2 à 3 jours |
Adulte |
Brun foncé à noir, ailé et mobile sur les feuilles. |
Environ 32 à 39 jours pour les femelles. |
Cycle complet |
De la ponte de l’œuf à l’émergence de l’adulte |
Environ 24 à 26 jours |
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Une femelle fécondée peut commencer à pondre environ deux jours après son émergence. Dans les mêmes conditions expérimentales, les femelles fécondées ont vécu en moyenne près de 39 jours et pondu environ 93 œufs. Les femelles non fécondées ont vécu approximativement 32 jours et produit près de 72 œufs.
Ces valeurs ne constituent pas un calendrier fixe. Une autre étude menée en serre a mesuré un développement de l’œuf à l’adulte de 26,5 jours sur concombre, contre 31,7 jours sur poivron. La plante nourricière peut donc modifier sensiblement la durée du cycle.
À retenir : les œufs peuvent rester cachés dans les feuilles pendant près de deux semaines. Plusieurs stades et plusieurs générations peuvent ainsi être présents simultanément sur une même plante.
Comment Echinothrips americanus se reproduit-il ?
Echinothrips americanus peut se reproduire sexuellement, mais également par parthénogenèse arrhénotoque : une femelle non fécondée peut pondre des œufs qui donneront des mâles. Après accouplement, elle produit aussi des descendants femelles.
Les femelles fécondées présentent généralement une fécondité et une longévité supérieures. Cette capacité à commencer une descendance sans accouplement facilite l’installation de l’espèce après son introduction sur une nouvelle plante. Elle ne signifie toutefois pas qu’une femelle isolée peut immédiatement produire une population composée de femelles.
Quelles plantes sont principalement touchées ?
Cette espèce est très polyphage. Une étude menée dans des collections sous serre l’a observée sur 106 espèces végétales appartenant à 48 familles. Toutes les plantes sur lesquelles un adulte est trouvé ne sont cependant pas nécessairement des hôtes permettant une reproduction complète.
Plantes d’intérieur et ornementales fréquemment concernées
- Aracées : Monstera, Philodendron, Syngonium, Dieffenbachia et autres plantes tropicales à larges feuilles.
- Poinsettia et autres Euphorbia.
- Impatiens, Hibiscus, Ficus et diverses plantes ornementales cultivées sous serre.
- Selon les conditions : poivron, aubergine, concombre et d’autres cultures maraîchères protégées.
Les jeunes feuilles peuvent être particulièrement attractives. Une publication consacrée aux préférences alimentaires a également montré que les larves étaient fortement associées à la face inférieure des feuilles. Ces tendances aident à orienter l’inspection, mais elles ne dispensent pas d’examiner toute la plante.
Quels dégâts provoque Echinothrips americanus ?

Les larves et les adultes percent les cellules superficielles et en aspirent le contenu. Les cellules vidées prennent un aspect clair, grisâtre ou argenté. Lorsque les piqûres sont nombreuses, les zones atteintes se rejoignent, brunissent et peuvent se dessécher.
- Plages argentées ou grisâtres sur les feuilles.
- Nombreuses petites ponctuations claires ou chlorotiques.
- Tissus déformés, rétractés ou desséchés lors d’attaques importantes.
- Petits points noirs de déjection autour des zones de nutrition.
- Affaiblissement esthétique marqué des plantes ornementales et, dans les cas sévères, chute de feuilles ou ralentissement de la croissance.
Cependant, Echinothrips americanus n’est pas reconnu comme un vecteur majeur de virus sur les plantes ornementales, contrairement à certaines espèces telles que Frankliniella occidentalis. Ses dégâts sont principalement liés à son alimentation et à la ponte dans les tissus.
Pourquoi Echinothrips americanus est-il difficile à combattre ?
Plusieurs caractéristiques compliquent sa maîtrise : les œufs sont protégés à l’intérieur des feuilles, plusieurs générations peuvent se chevaucher et les adultes sombres sont trop gros pour être efficacement consommés par de petits acariens prédateurs. En revanche, le fait que les larves et les stades nymphaux restent sur le feuillage permet de concentrer les interventions sur la plante.
- Un seul passage ne touche pas les œufs déjà insérés dans les tissus.
- Une intervention limitée au terreau manque l’essentiel de la population.
- Les pièges englués servent surtout à la surveillance et ne suffisent pas à contrôler une infestation.
- Les très jeunes larves sont accessibles à certains acariens, mais les larves âgées et les adultes nécessitent une stratégie complémentaire.
- Les plantes très denses, les nervures et les replis foliaires protègent une partie des individus des produits de contact.
Comment lutter contre Echinothrips americanus ?
La lutte contre Echinothrips americanus doit viser principalement le feuillage, puisque les larves, les prépupes, les pupes et les adultes restent sur la plante. Les œufs sont insérés dans les tissus foliaires et échappent au premier traitement : plusieurs interventions espacées sont donc généralement nécessaires.
Une infestation limitée peut être combattue avec des mesures mécaniques et des auxiliaires. Lorsque les feuilles portent déjà de très nombreux thrips, une réduction initiale avec un insecticide de contact peut être nécessaire avant l’introduction des organismes utiles.
Quelles mesures permettent de limiter les thrips noirs ?
Avant tout traitement, quelques mesures simples permettent de freiner la dispersion et de retirer une partie des individus :
- isoler les plantes infestées ;
- inspecter soigneusement toutes les plantes voisines ;
- examiner les deux faces des feuilles, particulièrement le long des nervures ;
- retirer les feuilles très endommagées lorsqu’elles concentrent de nombreux thrips ;
- doucher ou essuyer le feuillage si la plante le supporte ;
- nettoyer les feuilles mortes et les débris autour des pots ;
- surveiller les nouvelles pousses plutôt que les anciennes lésions, qui ne disparaîtront pas.
La brumisation peut répondre aux besoins de certaines plantes tropicales, mais elle ne constitue pas un traitement contre les thrips. Une température légèrement plus fraîche peut ralentir leur développement, à condition de respecter les besoins de la plante.
Quand utiliser un insecticide anti thrips noirs ?
En cas de très forte infestation, les auxiliaires ne peuvent pas toujours réduire assez rapidement la population initiale. Un insecticide de contact utilisable en agriculture biologique peut alors être appliqué avant la lutte biologique.
Pour agir, le produit doit atteindre directement les thrips. Il faut donc mouiller soigneusement :
- la face supérieure des feuilles ;
- le revers du feuillage ;
- les nervures et les pétioles ;
- les replis dans lesquels les insectes peuvent s’abriter.
Les œufs insérés dans les tissus restent en grande partie protégés. De nouvelles larves peuvent donc apparaître après l’application.
Même autorisé en agriculture biologique, un insecticide peut tuer les chrysopes, les acariens prédateurs et les autres organismes utiles. Il doit être employé avant leur introduction, en respectant son étiquette et le délai recommandé avant le lâcher des auxiliaires (généralement 15 jours).
Produits utilisables avant les auxiliaires en cas de forte infestation :
Quels auxiliaires fonctionnent contre Echinothrips americanus ?
Les auxiliaires couramment employés contre les thrips ne donnent pas tous de bons résultats sur Echinothrips americanus. Cette espèce vit principalement sur les feuilles et ses larves deviennent relativement grandes.
Les chrysopes, particulièrement intéressantes contre les larves de thrips
Les larves de chrysopes sont des prédateurs généralistes capables de s’attaquer aux larves d’Echinothrips americanus. Leur taille leur permet de consommer des proies plus développées que celles accessibles aux petits acariens prédateurs.
Des essais ont montré une diminution significative des populations après des introductions répétées de chrysopes. Ils indiquent cependant qu’un seul lâcher ne suffit pas toujours à couvrir toutes les éclosions. Les chrysopes s’installent rarement durablement sur les plantes d’intérieur : il faut plutôt les employer sous la forme de lâchers curatifs successifs.
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Les autres insectes utiles employés sous serre
Les punaises prédatrices du genre Orius et le thrips prédateur Franklinothrips vespiformis ont obtenu des résultats encourageants en conditions expérimentales.
Une étude publiée en 2025 a notamment mesuré une réduction de 93 à 98 % des populations d’Echinothrips americanus après deux introductions de Franklinothrips vespiformis sur poivron sous serre. Leur coût, leur disponibilité et leurs conditions d’installation rendent néanmoins ces auxiliaires davantage adaptés aux programmes professionnels de protection intégrée qu’à quelques plantes dans une habitation.
Les acariens prédateurs donnent des résultats variables
Certains essais de laboratoire montrent qu’Amblyseius swirskii, Amblydromalus limonicus peuvent consommer les jeunes larves et parfois les pupes d’Echinothrips americanus. Des réductions de population ont été obtenues dans certaines conditions, notamment avec un apport de pollen. "Ghasemzadeh et al., 2017"
D’autres essais et observations en culture sont moins concluants. Les populations du ravageur peuvent continuer à progresser malgré la présence de ces acariens. Leur petite taille limite notamment leur action sur les larves âgées et les adultes.
Pourquoi déconseillons-nous Amblyseius cucumeris ?
Neoseiulus cucumeris, encore fréquemment appelé Amblyseius cucumeris, peut consommer de très jeunes larves de thrips. Il est donc parfois conseillé contre Echinothrips americanus par extension de son utilisation contre d’autres espèces.
Les essais disponibles sont pourtant peu convaincants. Dans une étude menée sur poivron, la population d’Echinothrips a été multipliée par neuf en quatre semaines malgré l’introduction de cucumeris, contre 10,6 en l’absence d’acariens. Une étude antérieure avait déjà constaté que cet auxiliaire ne réduisait pas significativement la population du ravageur.
Ces résultats correspondent à notre expérience de terrain : cucumeris peut consommer les plus petites larves, mais son action devient insuffisante dès que l’infestation est installée et que des larves plus développées sont présentes.
Notre recommandation : nous déconseillons d’utiliser Amblyseius cucumeris comme traitement principal contre une infestation probable d’Echinothrips americanus. Il peut rester utile dans un programme préventif général, mais il ne remplace pas une stratégie spécialement dirigée contre les thrips noirs.
C’est pour cette raison que notre pack spécial thrips noirs ne contient pas de sachets de cucumeris.
Quelle est la meilleure stratégie de lutte biologique contre les thrips noirs ?
Notre stratégie associe une pulvérisation foliaire de nématodes SF à deux lâchers successifs de chrysopes. Elle a été conçue pour agir sur les différents stades mobiles présents sur les feuilles, puis sur les larves issues des œufs restés protégés lors de la première intervention.
Étape 1 – Réduire les foyers les plus importants
Isolez les plantes concernées, inspectez leurs voisines et retirez les feuilles irrécupérables. Une douche ou un essuyage préalable permet de retirer mécaniquement une partie des adultes et des larves.
Lorsque l’infestation est très forte, appliquez d’abord un insecticide de contact utilisable en agriculture biologique. Respectez ensuite le délai nécessaire avant l’introduction des auxiliaires.
Étape 2 – Pulvériser les nématodes SF sur le feuillage
Les nématodes Steinernema feltiae anti thrips sont appliqués directement sur les deux faces des feuilles. Ils ont besoin d’une pellicule d’eau pour se déplacer : le feuillage doit rester humide pendant 3 heures.
L’application doit être effectuée à l’abri du soleil direct, en insistant sur :
- le revers des feuilles ;
- les nervures ;
- les pétioles ;
- les replis et les zones abritées.
Cette pulvérisation foliaire ne doit pas être remplacée par un simple arrosage du terreau, puisque le cycle d’Echinothrips americanus se déroule principalement sur la plante.
Étape 3 – Introduire les premières chrysopes après séchage
Les premières larves de chrysopes sont introduites lorsque le feuillage est parfaitement sec, plusieurs heures après la pulvérisation des nématodes ou le lendemain.
Répartissez-les sur les plantes infestées, en privilégiant les feuilles portant des larves et des dégâts récents. Ce premier lâcher cible les thrips déjà présents, mais il ne peut pas atteindre les œufs encore cachés dans les tissus.
Le pack spécial thrips noirs
Pour simplifier les premières étapes du traitement, notre pack réunit :
- 5 millions de nématodes SF, à appliquer en pulvérisation foliaire ;
- 100 larves de chrysopes, à déposer lorsque le feuillage est entièrement sec ;
un protocole spécialement adapté au cycle aérien d’Echinothrips americanus et des autres thrips noirs proches.
👉 Pack spécial thrips noirs – Nématodes SF + chrysopes
Étape 4 – Commander un second lâcher de chrysopes pour J+15
Nous recommandons fortement de réaliser un second lâcher de chrysopes environ quinze jours après le premier.
Les œufs d’Echinothrips americanus sont cachés dans les tissus foliaires et peuvent mettre près de deux semaines à éclore dans des conditions proches de 25 °C. Les larves qui en sont issues n’étaient donc pas présentes lors de la première intervention.
Le second lâcher permet de cibler :
- les larves provenant des dernières pontes ;
- les individus ayant échappé à la première intervention ;
- les petits foyers résiduels présents sur les plantes voisines.
Il réduit ainsi fortement le risque de rebond de la population après une amélioration seulement temporaire.
Important : le pack contient les chrysopes nécessaires au premier lâcher. Pour réaliser le second passage à J+15, commandez séparément une nouvelle dose de chrysopes anti-thrips.
➡️ Commander 100 larves de chrysopes pour le second lâcher
Les chrysopes étant des organismes vivants, il est préférable de ne pas acheter les deux doses en même temps pour conserver la seconde pendant quinze jours. Commandez la nouvelle dose suffisamment à l’avance pour pouvoir effectuer le lâcher autour de J+15, en tenant compte du délai de préparation et d’expédition.
Étape 5 – Surveiller les nouvelles feuilles
Contrôlez les plantes au moins une fois par semaine pendant quatre à six semaines :
- recherchez les larves claires le long des nervures ;
- vérifiez si de nouvelles plages argentées apparaissent ;
- observez les jeunes feuilles, car les anciennes lésions resteront visibles ;
- inspectez les plantes voisines ;
- maintenez l’isolement tant que de nouveaux individus sont observés.
Les pièges englués peuvent compléter cette surveillance, mais ils ne suffisent pas à mesurer précisément la population : Echinothrips americanus vole relativement peu et peut rester discret sur les feuilles.
Le protocole Insectosphère en résumé
- Isolez et inspectez les plantes.
- Retirez mécaniquement le plus de thrips possible.
- En cas d’infestation massive, appliquez d’abord un insecticide de contact UAB.
- Utilisez le pack spécial thrips noirs : pulvérisez les nématodes SF sur le feuillage.
- Laissez entièrement sécher les plantes.
- Introduisez les 100 larves de chrysopes fournies dans le pack.
- Commandez une nouvelle dose de chrysopes.
- Effectuez le second lâcher autour de J+15.
- Surveillez les plantes pendant au moins quatre à six semaines.
Pourquoi deux lâchers de chrysopes ? Le premier cible les larves déjà présentes. Le second intervient lorsque les œufs protégés dans les feuilles ont eu le temps d’éclore. Cette succession permet de couvrir une part beaucoup plus importante du cycle du ravageur qu’un lâcher unique.
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