La chenille du géranium, aussi appelée brun du pélargonium (Cacyreus marshalli), est aujourd’hui l’un des principaux ravageurs des pélargoniums en France. Ce petit papillon brun, originaire d’Afrique australe, a été introduit en Europe via le commerce des géraniums ornementaux dans les années 1990. Depuis, il s’est largement répandu, en particulier dans les régions au climat doux.
L’adulte, discret et élégant, passe souvent inaperçu. Pourtant, quelques jours après la ponte, sa chenille pénètre dans les tiges et les boutons floraux des géraniums, où elle se développe à l’abri. C’est ce mode de vie interne qui rend le traitement de la chenille du géranium parfois difficile si l’intervention est trop tardive.
Bien identifier le papillon du géranium et comprendre son cycle biologique est donc indispensable pour agir au bon moment et mettre en place un traitement utilisable en agriculture biologique réellement efficace contre le brun du pélargonium.
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Brun du pélargonium : identifier le papillon et comprendre son cycle
Avant de parler de traitement contre la chenille du géranium, il est essentiel de bien reconnaître le responsable. Savoir identifier le papillon du géranium dès les premiers vols permet d’anticiper les pontes et d’intervenir au bon moment.
Papillon du géranium : comment le reconnaître ?
Le brun du pélargonium (Cacyreus marshalli) passe par quatre stades distincts : œuf, chenille, chrysalide et papillon. Chacun présente des caractéristiques visuelles spécifiques qui permettent de confirmer la présence du ravageur.
Les œufs
Les œufs sont très petits (environ 0,5 mm), arrondis et légèrement aplatis.
Aspect :
- couleur blanc crème à jaunâtre,
- surface finement sculptée (aspect maillé visible à la loupe),
- isolés (jamais en grappe).
Où les observer ?
- à la base des boutons floraux,
- sur les jeunes tiges,
- près des pédoncules.
Ils sont discrets et difficiles à repérer sans observation attentive.
La chenille du géranium

C’est le stade le plus caractéristique.
Contrairement aux noctuelles, la chenille du brun du pélargonium est :
- trapue et légèrement aplatie,
- relativement courte (environ 12 à 15 mm au maximum),
- de couleur vert clair à vert jaunâtre,
- parfois teintée de rosé ou de brun selon son alimentation,
- peu velue.
Sa tête est petite et partiellement rentrée dans le corps, ce qui lui donne un aspect arrondi et compact.
Elle ne se déplace pas en “arpenteuse” et ne ressemble pas aux grandes chenilles vertes du potager.
Son aspect rappelle davantage celui des petites chenilles d’azurés (famille des Lycaenidae).
La chrysalide
La chrysalide est :
- courte et trapue,
- brun jaunâtre à brun verdâtre,
- légèrement aplatie.
Elle est généralement fixée :
- sur la plante,
- dans les parties sèches,
- ou à proximité immédiate du pot.
Sa forme compacte la distingue des chrysalides allongées de nombreuses noctuelles.
Le papillon adulte

Le papillon du géranium est un petit Lycaenidae d’environ 15 à 20 mm d’envergure.
Face supérieure :
- brun foncé à brun chocolat,
- aspect soyeux uniforme.
Face inférieure (la plus visible au repos) :
- gris brun clair,
- fines lignes ondulées plus sombres,
- petits ocelles noirs cerclés de clair,
- deux petites “queues” fines à l’extrémité des ailes postérieures.
Il est actif en journée et vole rapidement autour des géraniums.
Cette reconnaissance visuelle des quatre stades est essentielle pour confirmer qu’il s’agit bien du brun du pélargonium et non d’une noctuelle ou d’un autre ravageur du géranium.
Biologie et cycle de vie du brun du pélargonium sous nos latitudes
Le brun du pélargonium (Cacyreus marshalli) présente une biologie particulièrement adaptée aux géraniums cultivés. Sa capacité à enchaîner plusieurs générations rapides et à se développer à l’abri dans les tissus de la plante explique la difficulté de contrôle une fois installé.
Ponte et fécondité

La femelle pond ses œufs isolément, principalement :
- à la base des boutons floraux,
- sur les jeunes tiges,
- à proximité des pédoncules.
Cette ponte ciblée favorise une pénétration rapide de la larve dans les tissus.
Une femelle peut pondre plusieurs dizaines d’œufs au cours de sa vie (les études européennes indiquent une fécondité variable selon température et qualité de la plante hôte).
La durée d’incubation est courte en été :
- environ 3 à 7 jours selon la température.
Développement larvaire et alimentation
Après l’éclosion, la jeune chenille adopte un comportement typique :
- elle pénètre très rapidement dans un bouton floral ou une tige tendre,
- elle creuse ensuite une galerie interne,
- elle se nourrit des tissus végétaux (moelle, parois internes, organes floraux).
Cette alimentation interne provoque :
- le dessèchement des boutons,
- le noircissement des tiges,
- la pourriture secondaire.
Le développement larvaire comprend généralement quatre stades successifs.
En conditions estivales favorables :
- la phase larvaire dure environ 2 à 4 semaines.
La larve est protégée à l’intérieur de la plante pendant la majeure partie de son développement, ce qui limite l’action des prédateurs et des traitements de contact.
Nymphose
À maturité, la chenille quitte souvent la galerie pour se transformer en chrysalide :
- sur la plante,
- dans les parties sèches,
- parfois à proximité du pot ou dans les débris.
Le stade nymphal dure environ 7 à 14 jours en été.
Adultes et comportement
Le papillon est diurne et actif par temps ensoleillé.
Les femelles présentent un comportement de recherche précis :
- inspection prolongée des boutons floraux,
- sélection des plantes les plus vigoureuses.
La longévité des adultes est relativement courte, mais suffisante pour assurer plusieurs pontes successives.
Durée du cycle et nombre de générations
La durée totale du cycle (œuf → adulte) dépend fortement de la température.
En période chaude :
- le cycle complet peut être réalisé en 4 à 6 semaines.
Sous nos latitudes :
- 2 à 3 générations sont fréquentes,
- jusqu’à 4 voire 5 en conditions favorables (sud de la France, milieu urbain protégé).
Cette succession rapide explique l’aggravation progressive des dégâts au cours de l’été.
Hivernation

Le brun du pélargonium supporte mal les hivers rigoureux.
En France :
- survie possible dans le sud et les zones littorales,
- populations limitées après hiver froid dans le nord.
Les géraniums hivernés en intérieur ou en serre peuvent permettre la survie locale et une reprise précoce au printemps.
Origine du brun du pélargonium : une espèce invasive venue d’Afrique
Le brun du pélargonium (Cacyreus marshalli) est originaire d’Afrique australe, principalement d’Afrique du Sud. Dans son aire d’origine, il se développe naturellement sur différentes espèces de géraniums sauvages (genre Pelargonium) et fait partie d’un équilibre écologique local.
Son introduction en Europe est récente et liée au commerce horticole. Les premières observations européennes remontent à la fin des années 1980, en Espagne (îles Baléares), probablement via l’importation de plants de pélargoniums infestés. L’espèce s’est ensuite rapidement propagée vers l’Italie, la France et d’autres pays du bassin méditerranéen.
Les travaux publiés en Italie et en France montrent que :
- la diffusion initiale a été étroitement liée aux échanges commerciaux de géraniums ornementaux,
- les milieux urbanisés (balcons, jardinières, pépinières, serres) ont constitué des foyers de colonisation privilégiés,
- la continuité des cultures de pélargoniums a facilité l’installation durable de l’espèce.
Une expansion rapide en Europe
Plusieurs études européennes soulignent la forte capacité de dispersion de l’adulte :
- vol actif sur plusieurs centaines de mètres,
- colonisation progressive des zones urbaines et périurbaines,
- extension vers le nord lors d’années favorables sur le plan climatique.
En France, la présence du brun du pélargonium est désormais largement documentée, avec une implantation stable dans le sud et des populations fluctuantes plus au nord selon la rigueur hivernale.
Facteurs favorisant son succès invasif

Les publications sur la dynamique d’invasion mettent en avant plusieurs éléments clés :
- Absence de régulation naturelle efficace. Dans son aire d’origine, le brun du pélargonium est intégré à un réseau de prédateurs et parasitoïdes. En Europe, ces ennemis naturels spécialisés sont absents ou peu adaptés, ce qui favorise son expansion.
- Disponibilité continue de la plante hôte. Les pélargoniums sont massivement cultivés comme plantes ornementales, souvent en pots et jardinières, créant un habitat artificiel permanent.
- Milieux anthropisés favorables. Les zones urbaines offrent : températures plus élevées (îlots de chaleur), protection relative contre le froid, renouvellement constant des plants.
- Réchauffement climatique. Plusieurs travaux récents soulignent que l’augmentation des températures favorise : la survie hivernale, l’allongement de la période d’activité, l’augmentation du nombre de générations annuelles.
Confusion possible avec les autres chenilles du géranium

Toutes les chenilles observées sur un géranium ne sont pas forcément celles du brun du pélargonium.
Certaines noctuelles polyphages peuvent occasionnellement grignoter les feuilles. Dans ce cas, les dégâts sont surtout foliaires et la chenille reste visible à l’extérieur.
Le brun du pélargonium, lui, se distingue par :
- une chenille courte et trapue,
- un développement à l’intérieur des tiges et des boutons floraux,
- des galeries internes avec noircissement des tissus.
Si vous observez des petits trous dans les tiges suivis d’un dépérissement rapide, il s’agit très probablement du brun du pélargonium.
Chenille du géranium : quels dégâts provoque-t-elle ?
Vos géraniums présentent des petits trous dans les tiges, des boutons floraux qui noircissent ou tombent, des fleurs qui disparaissent sans raison apparente ?
Il s’agit très souvent de la chenille du géranium, le brun du pélargonium.
Contrairement aux chenilles qui grignotent simplement les feuilles, celle-ci creuse l’intérieur des tiges et des boutons floraux. Les dégâts sont donc souvent invisibles au début… puis évoluent rapidement vers un affaiblissement général de la plante.
Premiers symptômes : trous dans les tiges, boutons qui noircissent, feuilles abîmées

La chenille du géranium agit rapidement après l’éclosion. En raison de sa biologie, elle pénètre très tôt dans les tissus de la plante, ce qui rend les premiers signes parfois discrets.
Les symptômes initiaux sont pourtant caractéristiques :
- petits trous ronds dans les tiges,
- perforations à la base des boutons floraux,
- boutons qui noircissent puis se dessèchent,
- fleurs qui tombent prématurément,
- feuilles légèrement grignotées à proximité des zones d’entrée.
À l’intérieur, la larve creuse une galerie dans la tige. On peut parfois observer un noircissement des tissus ou un affaissement localisé.
Plus l’intervention est précoce, plus il est possible de limiter l’installation de la chenille à l’intérieur du plant.
Pourquoi vos géraniums départissent-ils rapidement en été ?
Beaucoup de jardiniers constatent que leurs géraniums semblent en pleine forme au printemps… puis déclinent brutalement en été.
Ce phénomène s’explique par la dynamique du brun du pélargonium. Lorsque les températures augmentent, le cycle s’accélère et plusieurs générations peuvent se succéder entre juin et septembre. La pression larvaire devient alors beaucoup plus importante.
Les conséquences sont progressives :
- multiplication des tiges creusées,
- pourriture interne des galeries,
- affaiblissement de la circulation de sève,
- chute des boutons floraux,
- arrêt quasi total de la floraison.
La plante végète, jaunit par endroits, puis dépérit si aucune intervention n’est réalisée. Dans les cas les plus avancés, l’ensemble du pied peut mourir, notamment en pot où le système racinaire est déjà contraint.
Plus l’attaque est détectée tardivement, plus la récupération devient difficile.
Comment la chenille du géranium arrive-t-elle sur vos plantes ?
Le brun du pélargonium peut apparaître même si vous n’avez jamais eu de problème auparavant.
Plusieurs situations sont fréquentes :
- Hivernage des plants contaminés : Lorsque des géraniums sont conservés à l’abri du gel (garage, véranda, serre froide), des chenilles ou des chrysalides peuvent survivre à l’intérieur des tissus ou dans les débris végétaux. Au printemps, les premiers papillons émergent et pondent immédiatement sur les mêmes plants, provoquant une infestation précoce.
- Achat de nouveaux plants infestés : L’introduction peut aussi se faire via l’achat de géraniums déjà porteurs d’œufs ou de jeunes larves, invisibles à l’œil nu.
- Dispersion naturelle : Le papillon adulte est mobile et capable de rechercher activement des pélargoniums en fleur. En période estivale, il peut coloniser balcons, terrasses et jardins à partir de foyers voisins.
C’est cette combinaison :
- hivernage des plants,
- circulation commerciale,
- apacité de dispersion active,
qui explique la rapidité d’apparition du brun du pélargonium d’une année à l’autre.
Quels géraniums et pélargoniums sont les plus sensibles ?
Le brun du pélargonium s’attaque principalement aux pélargoniums cultivés, souvent appelés à tort “géraniums” dans le langage courant.
Les pélargoniums ornementaux les plus touchés
Les espèces et groupes les plus fréquemment attaqués sont :
- Pelargonium × hortorum (géraniums zonales)
- Pelargonium peltatum (géraniums lierres)
- hybrides horticoles à floraison abondante
Les études européennes montrent que la femelle choisit préférentiellement des plantes :
- vigoureuses,
- bien développées,
- avec de nombreux boutons floraux.
Les boutons constituent en effet des sites de ponte privilégiés.
Existe-t-il des variétés résistantes ?
À ce jour, aucune variété de pélargonium n’est reconnue comme résistante au brun du pélargonium.
Cependant, certaines observations horticoles suggèrent :
- une attractivité légèrement variable selon les cultivars (géraniums lierres, Pelargonium peltatum),
- des différences possibles liées à l’épaisseur des tiges ou à la densité florale.
Ces variations ne garantissent toutefois aucune protection fiable.
La surveillance reste indispensable, quelle que soit la variété.
Et les géraniums sauvages ?
Le brun du pélargonium peut également s’attaquer à certaines espèces sauvages du genre Geranium présentes en Europe (par exemple Geranium robertianum ou Geranium molle), bien que les attaques y soient généralement plus limitées que sur les pélargoniums horticoles.
Cette capacité à utiliser des hôtes sauvages soulève des questions écologiques, notamment dans les régions méditerranéennes.
À retenir
- Tous les géraniums cultivés peuvent être concernés.
- Les variétés très florifères et vigoureuses sont souvent les plus attractives pour la ponte.
- Il n’existe donc pas de “géranium anti-brun” : la prévention et la surveillance sont les seules stratégies fiables.
Comment se débarrasser de la chenille du géranium ?
Éliminer la chenille du géranium (brun du pélargonium) peut s’avérer délicat. Contrairement aux chenilles qui restent visibles sur le feuillage, celle-ci se développe à l’intérieur des tiges et des boutons floraux, ce qui la protège des traitements classiques.
Son mode de vie interne limite l’efficacité des produits de contact et complique l’action des insectes auxiliaires.
Cependant, des solutions existent pour réduire l’infestation et protéger durablement vos géraniums, à condition d’intervenir au bon moment et avec la bonne stratégie.
Surveiller ses géraniums pour intervenir au bon moment
La réussite du traitement contre la chenille du géranium repose avant tout sur l’observation.
Le brun du pélargonium est plus facile à gérer avant que la larve ne s’installe profondément dans la tige.
Observer les papillons
La présence d’un petit papillon brun tournant autour des géraniums est un signal d’alerte.
Une femelle posée sur les boutons floraux ou les jeunes tiges indique souvent qu’une ponte est en cours.
À ce stade, l’intervention est encore possible avant que les chenilles ne pénètrent dans les tissus.
Repérer les premiers symptômes
Inspectez régulièrement :
- les bases des boutons floraux,
- les jeunes tiges tendres,
- les zones présentant de petits trous ronds,
- les boutons qui commencent à noircir.
Plus ces signes sont détectés tôt, plus il est possible de limiter la progression de l’attaque.
Intervenir à ce stade permet d’éviter l’installation durable de la chenille dans la plante.
C’est la première étape indispensable avant toute action curative.
Couper et éliminer rapidement les tiges atteintes

Dès les premiers signes (petits trous, boutons noircis, tige affaissée), il est conseillé d’agir immédiatement.
La chenille du brun du pélargonium se développe à l’intérieur des tiges. Une fois installée, elle continue de creuser et affaiblit progressivement l’ensemble du plant.
Que faire concrètement ?
- Coupez la tige atteinte en dessous de la zone creusée.
- Vérifiez la présence éventuelle d’une galerie interne.
- Jetez les parties coupées à la poubelle (ne pas composter).
Mieux vaut supprimer rapidement une partie de la plante que de laisser la larve poursuivre son développement et compromettre l’ensemble du géranium quelques semaines plus tard.
Cette taille sanitaire permet souvent de stopper une infestation débutante, surtout en début de saison.
Adapter la culture des géraniums pour limiter les attaques
Même si aucune variété n’est réellement résistante au brun du pélargonium, certaines pratiques culturales permettent de réduire la pression et de retarder les infestations.
Choisir des variétés moins attractives
À ce jour, aucun pélargonium n’est reconnu comme résistant à Cacyreus marshalli.
Toutefois, certaines observations expérimentales italiennes ont montré des différences d’attractivité et de développement larvaire selon les cultivars testés.
Dans ces essais, les variétés suivantes ont présenté moins de dégâts ou une attractivité plus faible :
Variétés de pélargoniums : sensibilité observée lors de l’étude
Ces résultats indiquent une attractivité/sensibilité réduite dans les conditions de l’essai (sans garantie de résistance).
| Variété testée | Observations lors de l’étude |
|---|---|
| Abrotanifolium |
Sensibilité faible |
| Concolor Lace |
Sensibilité faible |
| Fair Ellen |
Tolérance apparente |
| Atomic Snowflake |
Dégâts limités |
| Lady Plymouth |
Sensibilité réduite |
Important :
Ces résultats traduisent une attractivité moindre dans un contexte expérimental. En situation de forte pression, aucune variété n’est totalement protégée. La surveillance reste indispensable.
Gérer les plants d’une année sur l’autre
Si vos géraniums ont été fortement infestés l’année précédente, il est souvent préférable de :
- ne pas conserver les plants,
- repartir sur des sujets sains au printemps.
Les œufs ou chrysalides peuvent persister dans les tissus ou les débris végétaux.
Contrôler les plants lors de l’achat
Avant d’introduire de nouveaux géraniums :
- inspectez les boutons floraux,
- vérifiez l’absence de petits trous dans les tiges,
- observez la présence éventuelle de galeries internes.
Une infestation peut être présente sans symptôme visible évident.
Adapter la culture ne suffit pas à éliminer le brun du pélargonium, mais ces bonnes pratiques permettent de limiter les foyers précoces et de réduire l’impact des générations estivales.
Quel insecticide utiliser contre la chenille du géranium ?
Lorsque la chenille du géranium est déjà installée, un simple produit de contact ne suffit pas.
Le brun du pélargonium se développe à l’intérieur des tiges et des boutons floraux, ce qui rend de nombreux traitements inefficaces.
Un traitement adapté : le spinosad
L’un des produits les plus efficaces contre la chenille du géranium est un insecticide à base de spinosad, comme le Solabiol Insecticide Anti-Chenilles du géranium.
Le spinosad est une substance issue de la fermentation d’une bactérie du sol (Saccharopolyspora spinosa).
Il agit par ingestion et par contact.
Son intérêt contre le brun du pélargonium :
- action translaminaire (il pénètre partiellement dans les tissus végétaux),
- efficacité sur les jeunes larves avant qu’elles ne s’enfoncent profondément dans la tige,
- action rapide sur les stades exposés.
Plus l’intervention est précoce, plus le traitement est efficace.
Quand appliquer le traitement ?
Le traitement contre la chenille du géranium est particulièrement efficace lorsqu’il est positionné aux moments clés du cycle.
En cours de saison :
- dès l’apparition des premiers trous dans les tiges,
- ou après observation des premiers papillons,
- en ciblant boutons floraux et jeunes tiges.
En fin de saison (avant hivernage) :
Si vos géraniums ont été attaqués durant l’été, une application avant la mise à l’abri peut réduire la présence éventuelle de larves ou chrysalides résiduelles dans les tissus.
En début de saison (avant la floraison) :
Sur des plants conservés d’une année sur l’autre, un traitement précoce peut limiter le redémarrage d’une infestation issue de l’hiver.
Dans tous les cas, l’application doit être réalisée hors période de floraison et en l’absence de pollinisateurs.
Précautions d’emploi indispensables
Le spinosad est un produit à large spectre.
Il peut être toxique pour d’autres insectes, notamment les pollinisateurs.
Il est donc impératif :
- de ne pas traiter en période de floraison active,
- de ne pas appliquer en présence d’abeilles ou autres pollinisateurs,
- de respecter une distance de sécurité avec les points d’eau (minimum 5 m),
- de suivre strictement les indications figurant sur l’étiquette.
Nous recommandons ce traitement principalement pour les géraniums cultivés en pots, jardinières ou terrasses, c’est-à-dire en milieux fortement anthropisés, afin de limiter les impacts sur l’environnement.
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